Parution n° 17

Amoureuses figures

septembre 2014

Présentation des actes de colloque par Aurélie Freytag et Gabriel Tétrault

Les idées ne trônent pas au-dessus de nos têtes, pas plus qu’elles n’habitent dans nos têtes ; elles marchent au milieu de nous et s’approchent de nous ; malheureux celui qui néglige de leur adresser le mot fondamental, mais misérable celui qui pour leur parler use d’un concept ou d’une formule, comme si c’était leur nom. (Martin Buber, Je et Tu)

C’est un peu dans l’esprit de cette citation que s’est construit, dans nos esprits, ce colloque. Parler d’amour, de l’amour, en se plaçant en son cœur, en son centre, en ne se contentant pas de parler de l’amour – à partir de lui – mais aussi en amour – en se laissant toucher par lui. Amour sentiment, amour idée, idéale, amour déchirant et destructeur aussi, car après tout, dire aimer peut bien être un mensonge et donner aux sentiments un mot permet aussi de manipuler, de trahir. Dans l’écrit amoureux, des figures se présentent, nous obligent à les regarder, droit dans les yeux – pas toujours par esprit de confrontation cependant – et créent, par la même occasion, tout un réseau de sens se plaçant en marge du discours tel qu’institutionnellement compris.

Nous vous convions donc à partager, par la lecture cette fois, diverses conceptions amoureuses et poétiques, divers dialogues et discours d’amour ; l’amour écrivant, avec les présentations de Nathan Tebokkel, Aurélie Freytag et Gabriel Tétrault, l’amour transformant avec celles d’Olivier Côté et d’Isabelle Lefebvre, l’amour violent avec le texte de Mélanie Carpentier et l’amour dévorant, avec les textes de Marie-Ève Bradette et Laurence Sylvain. Nous avons aussi le plaisir de vous présenter nos deux conférencières d’honneur, soit Martine Delvaux, qui, par la nouvelle, s’est chargée de l’aspect « dynamite » dont parlait l’appel de texte et Maïté Snauwaert qui conclut cette journée de conférence, en nous parlant du Temps de l’amour, quand celui-ci va de la vie à la mort, se prête, même à la mort, jusque dans celle-ci.

Et si la curiosité de la mise en acte de tous ces mots vous gagne, certaines conférences ainsi que leur période de questions sont disponibles sur la chaîne youtube du département de littérature comparée.